Nouvelles en bref

Message du président Clovis

et autres nouvelles:


Nouvelles en bref


Message du président Clovis

Il nous tardait de reprendre contact avec vous tous. Pour nous qui sommes à la retraite ou au travail, on dirait que le temps a de ces embardées qui nous tracent plus de chemins et de détours que nos envies peuvent en supporter. Bref, nous ne voyons pas le temps, il passe et c'est tant mieux. Le malheur c'est qu'il laisse tomber quelques ans sur nos pauvres têtes. M'enfin!

Oui, nous revoilà en plein automne. Il y plus d'un an que notre conventun nous a vus réunis. Il fallait se donner le temps de goûter et de garder la saveur de ces mémorables moments. Maintenant que nos bavardages d'alors ne font plus de grosses vagues, il semble qu'il y a lieu de rebâtir nos échanges et de faire savoir nos nouvelles. D'où la parution de ce Juncti. Il peut vous paraître un peu tardif, et votre perception est juste. Pour nous du Conseil, nous aimons nous dire, sans justification aucune,qu'il vient à point. N'est-ce-pas?

His dictis, il nous faut avouer que les écrivains que nous sommes tous ont laissé paresseusement sécher leur plume. Martin, le responsable immédiat du Junti, vit le syndrome de la page blanche. Son courriel n'a pas encore connu d'engorgement. Autant dire que nous lançons un appel à tous. Un conte, une aventure, un souvenir, une poésie, une invitation, une pensée, tout peut servir d'occasion pour vous manifester. Même une toute petite nouvelle brève sera considérée. Nous aimons vous lire autant que vous aimez lire ceux qui acceptent de se donner et de nous donner un moment d'écriture. À bon entendeur!

Après la tombée des feuilles, après l'Halloween et avec la venue des petits flocons blancs, il convient d'emblée, pour nous de votre Conseil de classe, de vous traduire nos souhaits de vous voir passer de joyeuses fêtes.De même, nous ajoutons, urbi et orbi, tous nos voeux de bonheur pour les 365 jours de l'an nouveau et un ajout de plaisirs particuliers adaptés à chacun.

Portez-vous bien! A la prochaine!

Clovis



RÉUNION RÉGIONALE DE QUÉBEC

Dimanche, le 3 novembre, à 12h, avait lieu le brunch des confrères, à l'Hôtel Québec.
Etaient présents, Martin Gamache et Nicole, Ghislain Gendron et Lise, Jean-Paul Cyr et Henriette, Raymond Levasseur et Mireille, Albert Dionne, Roger Thériault, Marc Tremblay, Lévis Belzile et Suzanne.

Martin a profité de l'occasion pour nous parler de la parution du prochain journal et a invité tous ceux qui auraient des articles plutôt brefs et d'intérêt pour les confrères à le faire sans hésiter. On a parlé aussi du site internet que Georges Beaulieu est en train de rendre opérationnel. Dès qu'il le sera, il aimerait avoir les différentes réactions de tous les « branchés » qui iront le consulter.

Ce fut une rencontre très agréable pour tous qu'on désire perpétuer.

On a décidé qu'à partir de l'an prochain, ce brunch aurait toujours lieu le dernier dimanche du mois d'octobre, donc l'an prochain, ce sera le 26 octobre 2003. Vous pouvez l'inscrire immédiatement à votre agenda. Bien entendu, environ trois semaines avant la date choisie, nous allons communiquer avec chacune des personnes concernées pour vous indiquer l'heure et l'endroit de l'évènement.

Lévis Belzile, région de Québec



SOUPER ANNUEL DES CONFRÈRES DE LA RÉGION DE RIMOUSKI

Nous voulons profiter de la parution du présent bulletin pour annoncer – longtemps à l'avance ! - que le souper annuel des confrères de la région de Rimouski aura lieu le dernier samedi de mars, soit le 29.

Ce changement proposé par le Conseil d'administration devance donc de deux ou trois semaines cette activité annuelle qui se tenait généralement à la mi-avril. La raison première est due au fait que beaucoup d'activités se déroulent en avril- fin de semaine de Pâques, concerts, assemblées générales, etc. - et beaucoup de confrères n'avaient pas nécessairement toute la disponibilité requise pour notre souper annuel.

Inscrivez donc immédiatement cette date à votre agenda. L'endroit et l'heure vous seront communiqués ultérieurement par chaîne téléphonique.


Ghislain Jean
Délégué régional.



NOUVELLES EN BREF


1) Prochaine réunion du secteur Montréal: 1er dimanche de mai 2003. endroit et heure à confirmer par J.Yves Dumont.

2) Raymond Côté sera bientôt le premier P.D.G. (pensionné du gouvernement) le 10 décembre prochain.

3) Pour les amateurs de mathématiques récréatives, consultez le site du confrère Charles-Edouard www.recreomath.qc.ca

4) Les confrères qui ont une nouvelle adresse électronique sont priés de m'en faire part à m_gamache@hotmail.com

Le bulletin et toute nouvelle d'intérêt seront dorénavant diffusés aux branchés par internet; de plus, ces éléments seront disponibles sur le site de la classe

5) J'ai perdu la trace de Marc Bonneau qui aurait changé d'adresse (autrefois Gaspé). Quelqu'un peut-il m'éclairer? Peut-être Alvin a-t-il encore ses contacts auprès de sa soeur?



LA CORPORATION DU SÉMINAIRE DE RIMOUSKI A SURVÉCU...


Lors de la vente de notre « Alma Mater » en 1968, l'évêque de l'époque, Monseigneur Louis Lévesque, suivant les conseils d'experts en la matière, opta pour le maintien de la corporation du Séminaire de Rimouski, laquelle encaissa les fruits de la transaction concernant les immeubles situés entre les rues de l'Évêché, St-Louis et Ste-Marie. Toutes les autres propriétés et valeurs furent confiées à une nouvelle corporation, l'oeuvre Langevin, laquelle est sous l'autorité directe de l'évêque.

A la suite de divers amendements de sa charte, le Séminaire est devenu une corporation à but non lucratif, autonome ( non dépendant de l'évêque) comprenant 25 membres moitié clercs et moitié laïcs. Sept membres élus forment un conseil d'administration responsable de la bonne marche de l'institution. Parmi les membres du conseil actuel, on retrouve Joseph St-Pierre et Martin Gamache. Gilbert Lebel a terminé un mandat en mai 2001 et enfin Charles-Édouard Jean a été parmi les premiers membres et administrateurs. La gestion courante est assurée par une commis comptable sous la supervision d'un directeur général, poste que j'occupe depuis 1996 à la suite du décès de l'abbé Eugène Ruest. Auparavant, j'ai été membre de la corporation de 1978 à 1984 et de 1989 à 1996.

OBJECTIFS DU SÉMINAIRE

Selon l'article 1.04, « la corporation a pour objet de maintenir et d'administrer une ou plusieurs institutions d'enseignement et de pourvoir à l'éducation, à l'hébergement, à la formation et à la récréation de la jeunesse. » Il va de soi que depuis 1968 la vocation du Séminaire a été progressivement réactualisée mais doit toujours maintenir le cap sur son objectif principal : éducation jeunesse dans un contexte diocésain. Nous supportons particulièrement le Village des sources, une institution de ressourcement pour jeunes, fondée par la communauté des frères du Sacré-Coeur et située dans le secteur des Portes de l'Enfer (rivière Rimouski).

De plus, par tradition et obligation morale, le Séminaire supporte financièrement diverses oeuvres diocésaines; le régime de retraite des prêtres du diocèse et la retraite des prêtres agrégés c'est-à-dire ceux ayant passé la plus grande partie de leur carrière au petit Séminaire.

La corporation du Séminaire de Rimouski fonctionne donc comme une fondation, laquelle doit gérer et maintenir un capital de valeur patrimoniale tout en répondant aux besoins des futurs citoyens du diocèse de Rimouski.

Gaétan Smith



COMMENT SUIS-JE ARRIVÉ À LA MUSIQUE?

A l'invitation de Camille (Banville, ce magnifique confrère du Biermans-Moreau*), voici une réponse bien incomplète à une question de curiosité partagée par plusieurs : comment suis-je arrivé à la musique? Question pertinente, puisque qu'avec la poésie la musique est à la retraite ce que l'enseignement et la recherche furent à ma vie professionnelle. Mais soyons prudent! Comme l'écrit J.-P.Desbiens, (la relecture que l'on fait de son passé est forcément une interprétation au sens où l'on dit qu'un artiste, un chef d'orchestre interprètent une pièce de Mozart. ) Je te cherche dès l'aube, Stanké, 2002,p.58

Jeune écolier, il était d'usage de veiller sur le perron avec des voisins. Parmi ces visiteurs, il y avait une jeune voisine qui me prêta après l'école un volume de l'Encyclopédie de la Jeunesse. Je tombai sur l'histoire d'un compositeur (je ne me souviens plus de qui) tellement passionné de musique qu'il écrivait même la nuit à la lumière d'une chandelle . Cette lecture fit naître en moi, sur-le-champ, la même passion et me fit expérimenter les mêmes (conditions de travail), chandelle incluse. Ce fut le premier coup de foudre. Au séminaire, il y en a eu un deuxième... Tous se souviennent du premier concert (il me semble que ce fut le premier!) auquel il nous a été donné d'assister. Sous la direction de Mgr Maillet, les Petits Chanteurs de la Croix de bois nous avaient offert un moment inoubliable. Ce fut la vraie découverte de la musique. A partir de ce moment, j'aspirai à jouer d'un instrument.

J'entrai donc dans l'harmonie Sainte-Cécile et y appris la flûte traversière. Puis, successivement, je devins membre de l'Orchestre St-Charles, de la Chorale, de l'Octuor et des Joyeux Écoliers. Je garde pour Charles Morin, Antoine Perreault et Paul-Émile Paré le souvenir de professeurs de musique fort dévoués. Mais, on comprendra mon attachement particulier à MM. Morin et Perreault, le premier pour son dévouement et sa rigueur, le second pour son enthousiasme exubérant. C'est au Séminaire que je commençai à écrire de la musique, encouragé d'abord par Charles Perreault et plus tard par Pascal Parent (au Pavillon de philosophie). Ce dernier me permettant même d'en écrire à certains moments qui auraient pu ou dû être consacrés à d'autres sortes d'apprentissage. Au Pavillon de philosophie, la direction du chant à la chapelle, notamment aux Vêpres le dimanche, confirma mon intérêt pour la musique et l'écriture. Cet intérêt me fit réunir des confrères (fort tolérants!) dans une petite chorale et un petit ensemble instrumental pour le seul plaisir de chanter ou de jouer. Un soir, en philo 2, «Paulo» Desjardins, un des seuls surveillants sinon le seul à nous laisser manger tranquilles, m'offrit de l'accompagner aller-retour à Trois-Pistoles. J'acceptai en me disant : Ça me donnera l'occasion d'informer mes parents de mon choix de carrière : musique (Faculté de musique, Université de Montréal) Durant la soirée, j'informai donc mes parents de mon intention. Les chaises berçantes s'arrêtèrent et mon père me dit : « Mon pauvre petit garçon, va te chercher un métier qui te permettra de gagner ta vie, ensuite, si tu veux, t'en feras de la musique tout le reste de ta vie! » Paroles d'un chanteur de complaintes et de musique à bouche, paroles sages quand elles tombent dans l'oreille d'un enfant qui ne veut pas déplaire et qui est timide de nature. Et c'est encore ainsi. Outre plusieurs chansons (Deux amoureux, Quand le soir descendra, Prends ma vie...), j'écris alors (Les voix du combat), un court poème symphonique qui fut joué par l'Orchestre Saint-Charles à l'occasion de la prise des rubans, je crois.

Rendu à l'université, je mis donc ma musique entre parenthèses, me contentant de quelques écrits occasionnels et de quelques « parutions » (à une émission à CHRC et aux «Soirées internationales» de l'Université Laval....C'est à l'Université du Québec à Rimouski, que les parenthèses s'estompèrent progressivement, jusqu'au point de fonder avec d'autres mordu(e)s,une chorale. Cette chorale créait, il va de soi, des conditions favorables à l'écriture, ce que je fis en étant conscient que mon dévouement à la cause de la musique comportait en soi sa récompense: celle d'expérimenter des compositions que les choristes ont toujours bien accueillies. Mais il me faut préciser ici l'état d'âme qui m'a toujours habité quand j'apportais des pièces à la petite chorale du séminaire et à celle de l'université: une gêne paralysante due en partie à la crainte d'être mal accueilli. Il aurait été facile de penser et de dire que je m'arrangeais pour «ploguer» mes «tounes». Le prix personnel pour «ploguer» mes «tounes» était si élevé que cette seule motivation aurait été insuffisante pour me faire tenir le coup. La passion de la musique fut une source de motivation autrement plus importante. Et cela n'a pas changé aujourd'hui : même état d'esprit, même motivation, même passion, mais avec à la fois une confiance plus grande dans la valeur de ce que j'écris, et un doute fréquent quant aux résultats. En fait, je suis un autodidacte en cette matière, ayant étudié la composition à partir des partitions des classiques et des expérimentations que sont les interprétations vocales et/ou instrumentales données à ce que j'écris. Maintenant à la retraite, je me vois de plus en plus comme un compositeur qui est en train de suivre le conseil donné par mon père il y plus de 40 ans : « ...si tu veux, t'en feras de la musique tout le reste de ta vie.»

Le reste de ma vie a commencé le 1er décembre 1996. J'écris presqu'à tous les jours. Comme prolongement de cette activité, j'ai accepté l'invitation du curé d'être maître de chapelle et de m'occuper de la Chorale Notre-Dame-des-Neiges et de celle des funérailles. Cet engagement plus religieux que social veut aider les autres à prier, à accompagner la démarche de foi dans une célébration, tout en sachant qu'on peut prier ou célébrer sans chanter, mais sachant aussi que «le chant donne à la célébration une dimension lyrique, (qu') il favorise l'unanimité de la prière; (que) par des rythmes, les mélodies, les sonorités, il permet aux mots de descendre dans le coeur...
» D'une même voix Éd. De la CECC/Novalis, 2002, p.11

Aider les autres veut dire aussi s'aider soi-même. En effet, cet engagement, par la puissance inspirante de la Parole de Dieu et des prophètes livrée dans la Bible, m'aide à créer. Il me place aussi en «situation d'autorité» par rapport au choix des chants et à l' «expérimentation» de certains de mes écrits à caractère religieux : messes, motets,hymnes, psaumes...C'est le salaire de l'engagement. Donc, comme je le disais plus haut, j'écris presqu'à tous les jours à l'exception de ceux où Micheline (à qui je dois beaucoup!) et moi sommes en voyages et de ceux qui suivent la finalisation d'une oeuvre. Dans ce dernier cas, j'ai besoin de m'arrêter un peu pour gérer l'évaluation parfois pessimiste que je fais de l'oeuvre et du talent de celui qui l'a composée.

Depuis le début de la retraite, il y eut beaucoup d'écritures et de résultats qu'ont partagés plusieurs confrères à divers niveaux. J'ajoute quelques lignes à ce texte pour donner, à titre de rappel ou d'information, les titres des principales oeuvres interprétées depuis 1998:

Pour les confrères qui sont passés par d'autres universités que celle de Laval, le fameux Biermans-Moreau dont parle Romain avec nostalgie semble un obscur pavillon du campus de Ste-Foy, comme quoi le temps jadis des amours enfantines, dirait Baudelaire,... transforme bien les choses. Sans malice. Votre webmestre de ... Montréal.

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